Compte rendu des GNiales 09

par Guillaume le 25 novembre 2009

crgniales2Ce WE ont donc eu lieu les GNiales. (Pour un petit rappel de ce que sont les GNiales, lisez cet article).


 

C’était une édition importante pour cette manifestation car pour la première fois, les GNiales volaient de leurs propres ailes. Jusque là, les GNiales étaient accolées à la Nuit du Huis Clos parisienne qui attirait un nombre important de joueurs le soir. Les GNiales allaient-elles pouvoir vivre seules ? Au vue de cette édition, la réponse est oui, clairement oui.


 

Pour cette première, Olivier Artaud et son équipe (Isabelle Demacon, Vincent Marty et Nicolas Prevost) espéraient accueillir entre 50 et 100 visiteurs. Et finalement, c’est un peu plus de 100 personnes qui se sont rendues ce WE à L’EPITA/EPITECH de Paris. Je le sais, j’étais à l’accueil et je les ai compté ! 99 pré-inscrits (dont une demie douzaine ne sont finalement pas venus), plus d’une dizaine de visiteurs non inscrits venus spontanément et l’on peut dire que l’objectif quantitatif des organisateurs était atteint voir même dépassé.


 

Bien évidemment, beaucoup de visiteurs étaient originaires de Paris et de sa banlieue. Mais on a vu arriver des gens de l’Ouest (Nantes), du Sud (Marseille, Aix en Provence), du Nord (Lille), de l’Est (Strasbourg) de la France, mais également des gens de Suisse et de Belgique. Un bien beau mélange qui faisait plaisir à voir.


 

crgniales1L’équipe des GNiales avait vu les choses en grand : outre le bonheur d’être accueillis par une équipe de top models costumés pour l’occasion en membres de la police de Chicago, les participants pré-inscrits sur le site des GNiales se voyaient remettre un ensemble cahier / stylo arborant le logo de la manifestation. Et il faut dire que ce cadeau de bienvenue était plus qu’utile au vue de l’ambiance studieuse qui régnait pendant les conférences.


 

Si le public était au rendez vous, qu’en était-il des intervenants ?


 

N’ayant pas participé à tous les exposés, il m’est impossible d’être exhaustif. Mais les discussions avec les participants me laissent penser que le niveau était aussi élevé que les quelques interventions auxquels j’ai assisté.


 

La grande force de ces GNiales étaient d’enchainer exposés théoriques, démonstrations pratiques et débats. Les sujets étaient réellement passionnants et le plus dur était souvent de choisir entre les deux interventions programmées en parallèle.


 

crgniales3Pour ma part, j’ai assisté (au moins partiellement, pour ne pas totalement abandonner mes petits camarades de l’accueil) à plusieurs présentations.

L’atelier masques et maquillages de Thomas Shiva m’a permis d’apprendre à vieillir un visage en 2 minutes montre en main. Le résultat était plus qu’impressionnant. Il nous a fait part de diverses techniques simples, tout en nous exposant des masques et autres prothèses en latex.


 

J’ai ensuite assisté à une conférence menée par Matthieu Nicolas sur la façon de créer et de jouer un scénario de GN. Exposant la difficulté de concilier les aspects ludiques et narratifs du GN, Mathieu Nicolas a eu le mérite de susciter un véritable débat voire de donner un coup de pied dans la fourmilière en bousculant certaines idées tenues pour immuables dans notre loisir.


 

L’atelier qui était probablement le plus suivi était celui de Nicolas Prevost (alias ToNToN CoPT) sur les effets spéciaux. Détournant divers objets technologiques à la portée de tous (une wiimote, un iPhone, des puces RFID etc…), Nicolas a réussi à captiver son public en démontrant que le «magique» était à la portée de tous : lancer une boule de feu, arracher le coeur d’une victime, faire apparaitre un démon des glaces… Rien ne semble impossible… Son exposé aux dernières GNiales m’avait véritablement impressionné. Sa prestation de cette année a achevé de me convaincre si tant est que j’avais encore besoin d’être convaincu.


 

crgniales4J’ai ensuite assisté à un exposé sur les différents moyens de simuler des armes en GN. Un intervenant spécialisé en airsoft s’est déplacé pour l’occasion. Là également, sur un sujet qui au départ ne m’attirait pas plus que cela, j’ai été happé par l’exposé.


 

Enfin, j’ai terminé par assister à la fin du débat animé par Marie Claire Artaud et Thie rry Fau cille sur le thème «jusqu’où aller trop loin en GN». Les témoignages des divers participants présents dans le public étaient à la fois passionnés et réfléchis, permettant si besoin en était de mettre à jour la diversité des expériences possibles en GN (avec leurs bons et leurs mauvais cotés). Un seul regret (partagé par tous les participants) : le temps bien trop court accordé à ce débat pour aborder l’ensemble des sujets envisagés.

Bien évidemment, ces GNiales n’étaient pas exempts de tout défaut : une nourriture dont le budget alloué était probablement insuffisant, un huis clos organisé le soir à la dernière minute auquel il manquait un joueur (mais qui grace à l’energie déployée par l’organisatrice s’est déroulé dans de bonnes conditions)… 

Il convient par ailleurs de saluer leur équipe dynamique sans laquelle ces GNiales n’auraient certainement jamais pu avoir lieu.


 

Le debrief de fin de convention a été l’occasion de collecter à chaud les commentaires des participants. Les avis étaient unanimes sur la qualité des prestations des intervenants : chaque participant, de l’organisateur expérimenté aux nouveaux venus dans le GN, ont appris des autres. En cela, le pari des GNiales est réussi.


 

Au lendemain, de cette convention, on peut considérer que les GNiales ont de beaux jours devant elles. Les pistes évoquées lors de ce debrief pour les prochaines éditions sont prometteuses : des débats participatifs plus longs, des temps de paroles adaptés à l’exposé proposé, des expérimentations GNistiques, des interventions plus catégorisées selon le public etc…


Le mot de la fin, je le donnerai à Beus qui, une fois la convention terminée, me racontait sa rencontre avec une GNiste de l’association Berry, champ de bataille :


«J’ai rencontré Charlotte samedi soir; elle cherchait la localisation de la bouche de métro la plus proche de l’EPITA. Nous avons discuté quelques minutes et elle m’a présenté son association spécialisée exclusivement dans le GN de type Wargame à grande échelle. Elle m’a raconté que l’évènement qu’ils organisaient chaque année rassemblait des centaines de participants venus jouer à la guerre médiévale sans intrigue particulière et sans diplomatie dans des conditions de confort très rustiques (du camping en forêt). Lorsqu’elle m’a demandé ce que je faisais pour ma part, je n’ai pu m’empêcher de lui répondre avec un sourire : « Exactement le contraire » (des jeux courts à une dizaine de joueurs en intérieur sans combat et avec des intrigues très fortes)

J’ai immédiatement  pensé : Voilà c’est ça les GNiales !

Des rencontres autour d’un loisir que personne ne pratique vraiment de la même façon. C’est ce qui en fait son incroyable richesse…»


 

Commentaires (6)

 

  1. Guillaume dit :

    Effectivement, il y a eu des sessions de Jeepform qui d’après ce que j’ai entendu, se sont très bien passées.
    On t’y voit l’année prochaine donc.

    Pour ceux qui ignorent ce qu’est le Jeepform, je vous conseille de vous rendre là : http://electro-gn.over-blog.com/article-36385837.html

  2. Guillaume dit :

    jPiG était présent aux dernières GNiales et avait animé la conférence « créer l’impossible en GN » en collaboration avec ToNToN CoPT. C’était fascinant. Je me souviens du scaphandre que vous aviez apporté et qui simulait une plongée sous marine. Pour quelqu’un qui comme moi, a deux mains gauches, c’était impressionnant !

  3. sly dit :

    Bravo, je n’y étais pas mais j’ai eu un résumé de Beus et Vincent et c’est exactement ça. Pour le soir je crois qu’il ya eu également du jeepforme , un format peut être plus adapté au concept des gniales que les huis clos de dernière minute. En tout cas j’espère en être l’année prochaine !

  4. Jonathan dit :

    Un bilan qui résume bien mon ressenti de l’évènement : deux journées très agréables et bien remplies.
    Que vous soyez organisateur chevronné ou simple curieux, un week-end qui vaut le détour que ce soit pour les sujets abordés ou les personnes rencontrées.
    Merci !

  5. Gilles dit :

    Merci pour ce débriefing, qui me fait regretter de n’avoir pu pour la ènième fois en être… Mais promis: la prochaine sera la bonne.

  6. jPiG dit :

    Très bon débrieffing, cela fait encore plus regretter de n’avoir pu pour la première fois participer à cette grand-messe de notre activité.
    Et puis, tout de même, quel poète ce Beus…

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